Brancardage Silbo

Lumière sur le brancardage

 

« Indispensable base arrière qui alimente le front de l’hôpital » : la métaphore guerrière est toujours aussi parlante. Les brancardiers sont essentiels au fonctionnement de l’hôpital et pourtant, ils restent à la marge des réformes, des équipements ou de la numérisation de la santé. Éclairage sur cette « armée de l’ombre » pour mieux comprendre ce que peut apporter la e-santé à ce métier clé de la chaîne de soins.

 

 

Les brancardiers, « armée de l’ombre » des hôpitaux

Ils sont une dizaine sur un établissement de taille moyenne. Dix personnes à tourner 24/24h, 7/7j, au gré des pics et des creux d’activité de l’hôpital. Difficile d’établir des statistiques sur un métier à la marge des outils numériques, cependant, on peut estimer qu’un brancardier réalise une trentaine d’interventions par jour, dont chacune dure cinq à vingt minutes. Sa mission ? Transporter et accompagner les patients à l’intérieur d’un centre de soins, dans les meilleures conditions possibles. En fonction des postes, certains brancardiers affichent plusieurs dizaines de kilomètres par jour de travail : de vrais coureurs de fond !  

Le brancardage, un transport pas comme les autres

Agent des services hospitaliers, le brancardier transporte un malade de son lit à un fauteuil roulant, de sa chambre au bloc ou à l’imagerie, d’un service à l’autre et inversement, sur un fauteuil roulant, un lit-chariot ou un chariot-brancard. Il veille à la sécurité du patient lors de son transport, sait créer une relation de confiance pour le rassurer et rassurer son entourage. En bref, c’est un métier qui exige une bonne résistance physique et morale.  

Une formation courte pour un maillon clé de la chaîne de soins

 Cette profession accessible sans diplôme requiert cependant d’être formé aux gestes de premiers secours et aux techniques de portage. Il est donc demandé aux brancardiers de posséder les deux qualifications suivantes :

L’AFGSU2 (Attestation de formation aux gestes et soins d’urgence de niveau 2)

Une aptitude physique au port des charges  Chaque établissement poursuit la formation de ses équipes de brancardiers en fonction de leur propre organisation : gestion du planning en équipe, supervisée par un régulateur et/ou sur demande des services. Les brancardiers restent donc en étroite collaboration avec toutes les équipes médicales.

 Au-delà du transport, une mission de contact avec le patient

Un contact physique, bien entendu, mais aussi moral. Aux formalités obligatoires entre le brancardier et son patient succèdent les échanges plus informels. Les quelques minutes de transport sont aussi un moment d’échange, de présence humaine auprès des plus vulnérables, ce qui est rare dans un contexte où les sous-effectifs sont devenus la norme.  

Humaniser le brancardage avec une solution numérique

Une application numérique comme Silbo n’a pas pour vocation de se substituer à la présence humaine dans les hôpitaux. Elle n’est pas là non plus pour faire atteindre aux brancardiers des vitesses de pointe dans les couloirs. Bien au contraire, l’objectif de ce support numérique est de replacer l’humain auprès des patients. Comment ? En déchargeant les soignants de toutes les transmissions de données, pour qu’ils retrouvent plus de « temps patient ».  

 

Deux mains libres pour transporter les patients

 Dans un service équipé de Silbo, les demandes de brancardage ne transitent plus par des appels téléphoniques. Le gain en confort de travail n’est pas des moindres : les brancardiers peuvent enfin conduire leurs patients des deux mains, sans avoir besoin de décrocher leur téléphone en permanence.  

Le brancardage, étape irremplaçable du parcours patient

Appliquée au brancardage, la solution Silbo met en lumière les étapes de transfert de patients. Le travail des brancardiers est matérialisé, les faisant apparaître, à juste titre, comme un maillon indispensable de la chaîne de soins. Un brancardage mieux identifié permet aussi un meilleur suivi du flux patient. Les situations de stress liées aux retards ou au manque d’information entre les services diminuent. Les périodes de flottement, les retards en consultation, à l’imagerie ou pire, au bloc, sont diminués. Enfin, les missions de brancardage sont mieux réparties au sein des équipes.   

 

L’exemple de Silbo brancardage au CH Eure Seine

 Au Centre Hospitalier Eure-Seine où a été implantée depuis six mois la fonction brancardage de Silbo, les effectifs de brancardiers restent stables. Le poste de régulateur des brancardiers n’est pas remis en question, il a juste évolué. Passé de 200 à 25 appels par jour en moyenne, il dispose à présent du temps nécessaire pour mieux répartir ses effectifs sur les jours de la semaine ou certains horaires de la journée. Il peut aussi mieux former et entretenir la dynamique de son équipe.

 

Retourner à un travail plus humain dans un hôpital en sous-effectif, c’est possible. La numérisation fait partie des outils qui permettent d’automatiser les transmissions d’informations pour laisser les deux mains libres aux brancardiers : voilà de quoi retrouver un vrai contact avec les patients.

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